Prise de poste, coaching

Après une activité de trader à Londres où j’avais gagné beaucoup d’argent, j’ai fait l’objet à 32 ans d’un violent «down sizing» des établissements de la City. Fort du capital accumulé et d’un travail pratiquement de 16 heures par jour, 7 jours sur 7, j’avais vraiment envie de souffler, de me donner du bon temps et faire le tour du monde. De retour en France au bout d’un an, je pensais qu’avec mes diplômes d’ingénieur et de gestion complétés par un master au Canada, je n’aurai aucune difficulté à retrouver un poste d’autant que le marché reprenait des couleurs.

Résultat au bout d’un an de recherche infructueuse aucune proposition d’embauche. Je commençais à flipper sérieusement.

Le responsable carrière de l’Association des Anciens Élèves de Centrale que je consulte me dit qu’avec mon discours il n’était pas étonné de mon échec. Il me conseilla de me faire accompagner par un cabinet d’outplacement et m’a chaudement recommandé le Cabinet Arnold Hartpence dont il avait pu constater l’efficacité.

Je décidais donc d’être piloté dans ma recherche d’emploi.
Mon consultant Bruno Baudelaire confirma ce qu’avait dit le responsable carrière de centrale : je n’avais quasiment aucune chance de retrouver un job après une expérience de trader et surtout pour avoir été deux ans hors poste. En France on apprécie peu l’originalité.
Il me conseilla alors de développer un discours sur mes compétences en communication financière et de faire en sorte que j’apparaisse comme n’avoir jamais cessé de travailler. J’étais angoissé à cette idée de modifier mon C.V. sachant qu’il est si facile de vérifier les choses sur Internet. Il me demanda de choisir : continuer avec mon discours avec le résultat que l’on connaissait ou s’appuyer sur plus de 15 ans d’expérience d’accompagnement de cadres en grande difficulté professionnelle.
Je lui fis confiance. Après avoir assimilé un nouveau discours et fait une sélection minutieuse d’entreprises dans des banques de données mises à ma disposition, je lançais une importante action de candidatures spontanées. Je ne me souviens plus du nombre important de rendez-vous obtenus, en tout cas à la suite de deux rendez-vous dans une grosse PME, j’obtenais un contrat de Responsable Communication à plus de 90.000,00 Euros. Je n’avais rencontré que le PDG propriétaire de l’entreprise et seulement deux fois ! Il est vrai qu’avec Bruno Baudelaire, nous avions construit une présentation très précise de mes compétences mobilisables et tout l’avantage que cela représentait pour l’entreprise.
Quelle ne fut pas ma surprise en intégrant la société :
– pas de bureau, pas de téléphone, pas d’ordinateur, pas de note de service annonçant mon arrivée et ma responsabilité, j’étais rattaché au DG qui n’avait pas eu son mot à dire, sa secrétaire me signifia rapidement qu’elle était surchargée et qu’elle n’aurait pas le temps de s’occuper de moi. Très rapidement je voyais arriver la DAF dans le bureau enfin trouvé qui me dit avoir la haute main sur la Com FI, puis la nièce du PDG estimant qu’elle était responsable de la com interne sans parler d’une annonce surprenante faite par le fils du président à New-York pouvant produire un avis très négatif de la part du Conseil des Bourses de Valeurs.
Je consultais Bruno Baudelaire pratiquement quotidiennement pour avoir son opinion sur les attitudes que je devais avoir. En priorité, il me demanda d’établir des relations fortes avec la RH. Elle pouvait présenter un réel danger car n’ayant pas été consultée, elle pouvait être tentée de valider mon passé et prouver ainsi son rôle incontournable dans les embauches.
Aujourd’hui je suis pleinement responsable de la com et étudie avec le PDG la mise en bourse au premier marché de la société. Bruno Baudelaire m’avait garanti un coaching de 6 mois après la prise fonction, j’en ai très largement profité, cet accompagnement m’a permis de réussir dans un environnement excessivement anxiogène.