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Sans langue de bois : mais pourquoi avoir voulu mettre une fin au métier des armes ?

ORSA d’origine, et activé au titre de l’article 15 – 2, je servais comme Chef de Bataillon dans l’arme des transmissions de l’Armée de Terre. Diplômé de l’Ecole d’Etat-Major, je n’ai été qu‘admissible à l’Ecole de Guerre. Cet échec fut pour moi l’occasion de prendre du recul et de m’interroger sur mon devenir pour les 15 prochaines années. Or, force est de constater, que sans le sésame de l’Ecole de Guerre, la Direction du Personnel de l’Armée de Terre ne pose plus le même regard sur votre potentiel. Il apparaît légitime de se poser la question de la mise au placard officieuse de tant d’officiers si jeunes qui ont fait preuve d’excellence dans l’exercice du commandement mais qui ont malheureusement échoués à un concours purement intellectuel. Telle est la réalité d’une armée de temps de paix. Cette réalité n’existe pas dans l’entreprise privée. Seuls les résultats sont pris en compte. Je l’avoue, il serait bien difficile de mesurer les résultats financiers d’une institution dont le rendement ne se mesure qu’à la qualité de la transmission du savoir-faire et  du savoir être. Bref, ne souhaitant pas me battre pendant 15 années pour assumer des postes enrichissants mais réservés aux autres, j’ai décidé de déposer le Képi.

Quelle fut ma démarche, tout en restant en activité ?

Tout d’abord, j’ai très vite constaté, que les diplômes acquis, hormis ceux de langue, n’avaient aucune visibilité pour l’entreprise privée et notamment pour le positionnement dans la grille salariale. C’est pourquoi, je décidais de passer en cours du soir et en 12 mois un DESS, à mes frais, pour obtenir une équivalence BAC + 5.

Fort de ce diplôme, et de mon expérience de 17 années d’informatique, je commençais, après avoir rédigé lettre de motivation et curriculum vitae, à prospecter sur Internet. En effet, j’étais persuadé, après lecture des qualités exigées, que nombre de postes me convenaient parfaitement. Douce illusion. Un curriculum vitae d’un officier est par essence atypique. Il ne convient pas aux «grilles informatisées» de nos entreprises tant convoitées par les candidats à la reconversion. Ainsi, après 6 mois d’échec sur Internet, je décidais de faire appel à l’ARCO mais celle-ci ne propose pas de démarche individuelle. En outre, la méthode favorisée du réseau ne convient pas à tous les officiers. Peu d’entre eux peuvent se targuer de posséder ce dit réseau après quelques passages éphémères dans une dizaine de garnisons ou bien d’avoir la capacité de le créer et de l’animer. Certes, les officiers de la DGSE, à l’affectation plus stable, peuvent sans doute mettre à profit un véritable réseau en cas de désir de reconversion. Tel n’est pas le cas pour l’officier lambda.

Combattant dans l’âme, malgré 10 mois de recherche sans issue et de remise en cause psychologique difficile, je décidais de faire appel sur la recommandation d’un camarade à un spécialiste de l’Outplacement, en la personne d’Hubert Pousset. En 5 mois environ, l’affaire fut bouclée. Pourquoi ?

 

Tout d’abord, par la bonne connaissance tant du milieu militaire que de l’entreprise privée d’Hubert Pousset. Est-il vraiment souhaitable de confier la reconversion de nos frères d’armes à des militaires ? J’en doute en l’absence normale de connaissances de la sphère privée. Par ailleurs, la démarche strictement individuelle, ponctuée par des rendez-vous hebdomadaires et associée à une méthode efficace m’a permis de gagner une confiance et assurance dans mes capacités. En effet, la préparation psychologique est aussi importante que celle de la lettre de motivation et du curriculum vitae. Bien que je n’ai jamais autant passé de temps sur quelques paragraphes percutants pour signifier ma motivation…

Ainsi, cette démarche fut couronnée par un succès réel, notamment grâce à l’approche de la candidature spontanée qui a un véritable sens pour nous militaires. J’ai donc transmis 300 lettres et CV pour un poste de responsable sécurité des systèmes d’information. In fine, je reçus 5 propositions de contrat d’embauche pour retenir la première de nos sociétés du CAC 40, l’entreprise TOTAL.

Je tiens à remercier Hubert Pousset pour son écoute, la démarche très structurée, rigoureuse très différentes celles que j’entends de camarades en transition de carrière et suivis par d’autres organismes et surtout ses précieux conseils tout du long de l’accompagnement.